Banniére Stère du Vercors

Qualité du Bois

>> LES ESSENCES DE BOIS

Les essences de bois se distinguent notamment par leur densité. Le chêne est plus dense que le peuplier, pour ne citer que deux extrêmes. On parle aussi de bois dur ou tendre. Le bois dur(chêne, charme, hêtre, frêne, etc) est plus long a sécher, plus pénible à fendre, plus difficile à enflammer, mais plus énergétique à la combustion. Ses braises durent plus longtemps et rayonnent davantage. Les flammes peuvent être plus courtes et moins flamboyantes que celles du bois tendre, mais le feu dure plus longtemps. Le bois dur est le plus adapté au chauffage au bois, à condition qu'il soit sec. Le bois tendre (pin, sapin, peuplier, tremble, fruitiers divers) flambe bien et rapidement. Ses braises durent peu. Le bois tendre n'a pas d'intérêt en tant que bois de chauffage, si ce n'est pour le démarrage du feu. Certaines essences particulières comme le châtaigner ou l'acacia ont tendance à éclater à la combustion, et à envoyer des escarbilles (étincelles assez grosses) qui peuvent brûler les tapis et parquets, et les orteils.

>> LE TAUX D'HUMIDITE

Le taux d'humidité du bois conditionne le rendement du bois énergie. Plus le bois est sec, mieux il démarre, chauffe et dure longtemps. Si le bois n'est pas sec, il a tendance à fumer, polluer, et encrasser le conduit. Le bois sèche à condition d' être fendu et rangé.

>> LA CONSOMMATION

La consommation dépend principalement de la qualité du bois utilisé, et bien entendu, de la fréquence et de la durée de feu. Il faut compter en moyenne un stère par mois d'hiver pour se chauffer, à condition de savoir gérer cette ressource: Plus on met de bois au feu, plus on en brûle. Le principe pour maîtriser sa consommation tout en gardant un confort optimal, est de mettre le moins de bois possible à la fois dans le foyer. Il faut veiller à garder en permanence un lit de braise, une ou deux bûches par dessus en cours de combustion, et alimenter au fur et à mesure le foyer. Si l'on considère qu'une bûche de bois brûle à 700 degrés environ, deux bûches de bois ne généreront pas 1400 degrés, bien heureusement. Autrement dit, on sur consomme en chargeant le foyer au delà du minimum nécessaire à la combustion. En considérant ce principe, et en achetant son bois de chauffage aussitôt que possible dans l'année afin de disposer de bois vraiment sec au moment opportun, on peut réduire sa consommation, et donc son budget chauffage de +50%.

>> LE STOCKAGE

Le pire des modes de stockage, et à la fois le plus répandu, est de recouvrir le bois d'une bâche étanche: Sous l'effet de la chaleur, l'humidité du sol traverse le bois, se heurte à la bâche étanche, et redescend sur le bois dès que la température baisse. L'humidité stagne, les champignons se développent, le bois se dégrade. L'idéal est de stocker le bois à l'air libre, en extérieur, sous une tôle ondulée ou une planche inclinée. Eventuellement, une bâche qui ne recouvre pas les cotés. C'est le vent qui fait sécher le bois, en emportant l'humidité superficielle, et qui extrait progressivement l'humidité interne. Le bois supporte parfaitement la pluie directe, à condition d'être protégé un mois environ avant l'utilisation. Il suffit donc de le recouvrir vers la mi-Août. Sous la pluie, le bois se lave, perd son tanin, qu'on retrouvera sous le tas de bois, plutôt que sur la vitre de l'insert.

>> LA SAISONNALITE

Le contexte énergétique mondiale se répercute sur le marché du bois de chauffage. Pour pouvoir disposer de bois sec à l'automne de façon sûre, le seul moyen est de s'approvisionner dés le printemps. Les délais sont alors plus court, la disponibilité assurée, et le bois est plus sec le moment venu. A l'automne, les délais s'allongent, la ressource manque, et le froid est là. Il n'est jamais trop tôt pour rentrer son bois de chauffage. La première fois, il est prudent de commander un peu plus que la quantité nécessaire estimée, afin de faire tourner le stock d'une année sur l'autre.

>> LES PRIX

Dans le cas du fuel, ou du gaz, les tarifs sont proches d'un fournisseur à l'autre car le combustible est sensiblement le même. Dans le cas d'un stère de bois, c'est très différent. Selon le fournisseur, pour un volume annoncé, les essences, le taux d'humidité, et le volume lui même, n'ont souvent rien à voir. Même si le prix du stère est un critère incontournable, le stère le moins cher en apparence est souvent le plus coûteux en terme d'énergie et de confort...